Author Archives: Sandrine Audegond


Tandis que certains se reposent pendant les longs weekends du mois de mai, d'autres préparent activement leur examen du WSET 3.





Si vous en êtes, voici mes ultimes conseils, testés et validés avec plus de 300 candidats.





#1 Avant de vous lancer, révisez le niveau 2





Vous avez réussi le WSET 2 ? Félicitations, c'est un bon début. Avant de se lancer, relire ses notes du niveau 2 est rassurant et efficace. Vous allez vous dire : "Ah mais c'est vrai que je sais déjà tout ça". Excellent pour le moral.





#2 Imprégnez-vous de l'esprit du WSET 3





Expliquer, c'est le mot-clé ! Ce niveau vous fait monter une marche en termes d'expertise. Il ne s'agit plus d'accumuler des connaissances, mais de les transformer en compétences. Comprendre ce qui se passe derrière l'étiquette : voilà ce qui est attendu de vous.





#3 Trouver le bon angle avec le cahier des modalités





C'est une mine d'informations ! Une expression revient dans la description des objectifs : expliquer le style, la qualité et le prix d'un vin. Tout est dit : il faut relier l'amont et l'aval, les facteurs de production et le contenu du verre. Un exemple ? On vous montre l'étiquette d'un champagne de grand luxe et on vous demande pourquoi ce vin est cher. À vous de jouer.





#4 Pas d'impasse !





Ils sont stratèges, au WSET. D'une manière ou d'une autre, l'épreuve théorique couvre tout le programme. Mention spéciale pour les vins effervescents et fortifiés : ils sont partie intégrante du programme et pas décoratifs. Pensez à leur accorder suffisamment de temps dans vos révisions.





#5 Et surtout pas d'impasse sur les vins allemands





Les vins de Moselle, quel délice ! Mais la classification des vins à prédicat demande un peu d'acclimatation, pour en saisir toutes les subtilités. Or, ce sont des grands classiques très appréciés outre-Manche. Kabinett, Auslese et Beerenauslese doivent devenir des termes familiers. Sensationnel gut !





#6 L'examen de dégustation ... est une simple dégustation





Votre mission : décrire et évaluer. Le cahier des modalités est sans ambiguïté à ce sujet. Ne cherchez pas à identifier le vin coûte que coûte : cela ne rapporte rien. En outre, cela risque de créer une anxiété mal venue. Décrivez simplement ce que vous avez dans votre verre et tirez les conclusions demandées. Et profitez de ce moment de dégustation au calme... en gardant un œil sur la montre : 15 minutes par vin maximum.





#7 Mémorisez la grille de dégustation





Au cours de votre formation, vous dégustez une panoplie complète de vins en balayant tous les chapitres du programme. Relisez vos notes de dégustation avant le jour J. Profitez-en pour mémoriser tous les critères de description et d'évaluation demandés. L'examen se fait à livre fermé, donc sans la grille devant vous.





#8 Répondez à la question qu'on vous pose





Ce n'est pas de la provocation, c'est une réalité : trop de candidats répondent à côté de la question. Si on vous demande d'expliquer le style des vins du Médoc, inutile de déballer une demi-page sur le cabernet sauvignon. Mettez en lumière les facteurs qui influencent le style: climat, types de sol, assemblage et techniques de vinifications courantes.





#9 Relisez votre copie de dégustation





Avez-vous bien cité tous les critères ? Un critère juste rapporte un point. Pas de critère, pas de point. Par expérience, de nombreuses copies ont des lacunes. Prenez deux ou trois minutes pour vérifier que vous avez tout noté.





#10 Pas de panique si vous ne savez pas tout





Personne ne sait tout sur tout. Vous êtes un peu à court sur une question sur l'Afrique du Sud ? Ce n'est pas grave. Écrivez ce que vous savez, c'est autant de points engrangés. En outre, le WSET a un principe de notation tout à votre avantage : il n'y a jamais de pénalité en cas de réponse incorrecte.





Allez, haut les cœurs ! Vous allez y arriver ! Tous mes vœux de succès vous accompagnent.





Vous voulez plus de conseils ? Découvrez ma série de 6 podcasts dédiés à la préparation du WSET 3 https://sandrineaudegond.substack.com/p/episode-1-lesprit-du-wset-3?r=4nmn0o





Cheers to great wine !





Photo : Philippe Schwentzel. Tous droits réservés.



Un courant électrique m'a parcouru toute la colonne vertébrale de haut en bas en lisant cet email du Comité des Vins de Bourgogne : "Nous avons le plaisir de vous inviter à participer à la dégustation de sélection des vins de Chablis et du Grand Auxerrois pour la Cave de Prestige 2026 de l'interprofession". Wouaah !





Ce n'est pourtant pas la première fois qu'on me demande de participer à un jury. C'est que l'enjeu est de taille : la Cave de Prestige est la collection qui représentera la Bourgogne viticole en France et dans le Monde lors des événements organisés par le Comité interprofessionnel. L'heure n'est pas à la plaisanterie.





Pendant plus de six ans, j'ai travaillé pour le Domaine Laroche à Chablis et je l'ai vu de mes yeux : un seul vin représente des centaines d'heures de travail, parfois dans des conditions très difficiles. Quelle responsabilité de le juger en quelques minutes, assis sur une chaise, bien au chaud ! Inutile de vous dire que le "j'aime-j'aime pas" n'a pas sa place.





En l'occurrence, la dégustation se fait à l'aveugle ou presque : les jurés ont seulement connaissance de l'appellation d'origine et du millésime. Le briefing de l'organisateur est crucial car c'est grâce aux consignes que l'on peut prendre les bonnes décisions : il s'agit de trouver des vins représentatifs de leur origine et du meilleur niveau de qualité possible. C'est clair. Au travail.





L'ambiance est calme, les tables sont prêtes avec le matériel et les feuilles de notation. Nous sommes une trentaine de jurés, très motivés d'après ce que je ressens, répartis en tables de deux ou trois. Mon compagnon de table et moi, nous avons 19 bouteilles à goûter et noter. Les notes doivent être accompagnées de commentaires. Seuls les vins ayant atteint au moins 16/20 pourront aller en deuxième sélection.





Quand on goûte à l'aveugle, il faut être particulièrement vigilant à la méthode. Les vrais pros regoûtent toujours le premier vin en fin de session. On est toujours injuste avec celui-là car, inconsciemment, on s'en sert pour étalonner le palais et on a tendance à le juger avec sévérité. Cela fait partie des biais cognitifs qu'un professionnel connaît et corrige automatiquement.





Une fois la première sélection établie, on passe au super-jury : nous sommes moins nombreux et notre mission, cette fois, est de confirmer (ou pas) les vins retenus en première partie. Changement de table et de compagnons, et c'est reparti pour une volée de 15 vins. Cette deuxième partie est plus rythmée, puisqu'il ne faut que répondre à la question "oui ou non". On pourrait penser que cela nuit au résultat; en fait, c'est plutôt l'inverse : on reste concentré et on ne se perd pas en tergiversations. Les dégustations trop longues, avec la fatigue, vous rendent trop indulgents ou trop sévères (selon votre caractère...).





Pendant tout le processus, je n'ai qu'une seule question à l'esprit : "ce vin est-il digne de représenter la Bourgogne?" En tant que formatrice accréditée du Comité, je suis amenée à parler de ces vins. Et je pense à mon futur auditoire, fait de journalistes, de sommeliers ou d'importateurs. Il faut que les vins leur parlent et leur fassent envie.





Mais un grand vin sort du lot tout seul, de la même manière que l'on remarque la beauté d'une personne inconnue dans la rue : elle vous saute aux yeux. Ici, c'est l'harmonie et l'intensité prises ensemble, la main de fer dans le gant de velours. On se dit alors que cela valait la peine de venir. Surtout si on recroise d'anciens collègues très appréciés !





Voilà, Mesdames et Messieurs, mission accomplie. La liste des vins sélectionnés sera publiée sur le site du Comité des Vins de Bourgogne. Je peux d'ores et déjà vous dire qu'il y aura des pépites !





Et moi, je vous donne rendez-vous sur mon substack Le Vin en Héritage pour partager mes conseils techniques de dégustation (lien en premier commentaire).





Si, vous aussi, vous avez une expérience de jury à nous raconter, cette newsletter vous est ouverte. Vous êtes ici chez vous.





Cheers to great wine !



Le terroir et, plus particulièrement, ses manifestations sont une évidence pour ceux qui vivent dans le vignoble. Le récent épisode de gel qui a touché la partie septentrionale de la France en est un exemple frappant. Le terroir est pour les vignerons et les vigneronnes une réalité bien tangible, de jour comme de nuit.





Mais appréhender le terroir quand on est en pleine ville, quand on n’a jamais posé une semelle dans un vignoble, à plus forte raison quand on est claquemuré dans une salle de cours, c’est autre chose.





D’autant qu’en matière de terroir, il n’y pas de règle générale mais seulement des cas particuliers.





Je ne parle pas d’enseigner cette notion à des personnes familières avec l’univers viticole, mais à des personnes qui en sont éloignées, parfois très éloignées car elles viennent d’un pays où il n’y a pas un seul carré de vigne.





C’est pourtant ce que je suis appelée à faire. Et j’y tiens beaucoup : faire comprendre ce qu’est le terroir, c’est aller plus loin que le vin. Il ne s’agit pas d’agronomie : le terroir est une notion sensible plus que technique. Si lisez ces lignes, je suis sûre que vous comprenez ce que je veux dire.





D’emblée, je peux dire ce qui ne marche pas : déballer les données brutes. Les cartes, les millimètres de pluies, les températures moyennes sont des indicateurs utiles, mais surtout à ceux qui ont déjà compris le principe. Michel Houellebecq nous avait prévenus : la carte n’est pas le territoire. Les indicateurs sont impuissants à nous restituer le vécu.





Dans ce cas, il faut en revenir aux fondamentaux. Au fond, comme pour tout enseignement, quel est le résultat attendu ?





Mon but est que mes interlocuteurs comprennent que :





- le vin est un produit non seulement artisanal mais civilisationnel, depuis des siècles ;





- chaque vin est unique et non reproductible ;





- il demande un ou une interprète : la personne qui le produit. Sans son intelligence du terroir, rien n’est possible.





On réalise alors qu’il s’agit d’une véritable expérience culturelle. Une expérience, pas une activité culturelle : cela impose de se confronter à l’inconnu, quitte à être désarçonné. C’est la condition de son efficacité. J’en en fait l’expérience : c’est quand j’ai fait du tri de raisin sur table que j’ai appris à évaluer la qualité d’un millésime.





L’idéal, et de loin, est donc d’aller sur le terrain. J’ai évoqué dans la précédente édition de cette newsletter des lectures de paysages à Chablis. C’est un format très efficace et la beauté des paysages aide beaucoup, bien sûr. Que l’on soit étudiant, amateur passionné ou journaliste, comprendre le design des vignobles dans leur contexte naturel se transforme vite en compétence et/ou en passion.





Allons plus loin. Une expérience culturelle réussie mêle immersion, éducation et échange.





Au chapitre de l’éducation, les sujets abondent : on peut aborder le terroir par plusieurs angles. On peut par exemple faire appel à la culture culinaire locale. Ou à l’Histoire. Et aussi, bien sûr, à la dégustation. Rien de tel qu’une dégustation pour faire entrevoir la réalité du terroir car elle permet d’en décrypter les caractéristiques dans le verre.





Quant à l’échange, la parole appartient à ceux qui connaissent le terrain avant tout. Ils ont tellement de choses à raconter ! Loin de moi l’idée de me limiter à mon pré carré, mais j’aime bien, chaque année, interroger les mêmes personnes. Les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas. Le terroir a une histoire différente chaque année et c’est dans le temps long que l’on peut comprendre son caractère le plus profond.





Vous l’avez compris, il faut tâcher de bâtir une expérience authentique, la plus authentique possible dans les conditions données.





Et, comme tout enseignement, vous savez qu’il a porté quand votre public prend les choses en main en toute liberté. Quelle ne fut pas ma joie quand, au retour des vacances d’hiver, l’une de mes étudiantes de Sup de Luxe m’a appris qu’elle avait profité de son temps libre pour aller découvrir la route qui traverse les grands crus de Gevrey-Chambertin dont nous avions parlé en cours. Elle a écouté, retenu et s’est impliquée alors que rien de l’y obligeait. Yes !



The English version of this article appears below.





Combien de regards éperdus, ébahis, éberlués ai-je vu, en salle de cours, face à la liste des Grands Crus de Bourgogne, au programme du WSET 3 ou la carte des vignobles d’Italie ! Il faut l’admettre : le cerveau humain renâcle à absorber des masses compactes, surtout en une seule fois.





Ajoutez à cela que l’apprentissage du vin, et c’est sa spécificité, mêle intimement la pratique (la dégustation) et la théorie (la connaissance des cépages, des terroirs et des méthodes d’élaboration). Je suis au milieu de ma dixième année académique et ma conviction est faite : le micro-learning n’est pas une tendance technologique mais une nécessité pour l’apprentissage profond et durable du vin.





La surcharge est une situation bien connue des enseignants et formateurs de ma spécialité. Le vin est un phénomène mondial et les régions viticoles se sont multipliées partout. Les cépages se comptent par milliers. La France, l’Espagne et l’Italie sont des bibliothèques d’appellations.





Et l’accumulation de connaissances est-elle la garantie d’une véritable compréhension du vin ? Aux têtes bien pleines, je préfère de loin les têtes bien faites.





Dans la conception de mes enseignements et de mes formations, je m’inspire beaucoup de l'esprit du micro-learning : un apprentissage fragmenté en sessions courtes traitant d’un thème précis. Au lieu d’étudier « La Bourgogne » pendant deux heures de suite, je préfère partir d’un cas concret : « comment expliquer la différence entre un Chablis et un Meursault ? ». Le verre à la main, bien sûr, et en 20 minutes.





Les sessions bien dosées respectent aussi la physiologie du goût, si monsieur Jean Anthelme Brillat-Savarin m’autorise à reprendre le titre de son admirable ouvrage. Mieux vaut une série de 6 vins analysés posément qu’une rangée de 25, dont les 8 derniers ne manqueront pas d’être survolés faute de temps. En matière d’apprentissage de la dégustation, la gestion du temps est cruciale. En imposant un calcul précis des micro-sessions, on dose mieux le temps consacré chaque vin.





Je dirais qu’il y a trois piliers à un apprentissage efficace :





- Une chose à la fois : « Le cabernet sauvignon en Californie », « Le Riesling en Moselle allemande», ça se suffit à soi-même.





- Ancrer la théorie dans la pratique et la pratique dans la théorie : on retient mieux un point théorique s’il est simultanément constaté dans un vin.





- La répétition espacée : revisiter une notion 48 heures, puis une semaine après sa première édition, est un gage de solidité et de durabilité.





J’en ai, en ce moment, un exemple flagrant dans ma refonte de L’Aromabook du Vin. Le livre, publié en 2021, avait la forme d’un dictionnaire de 150 arômes, classés par type : fruités, floraux, minéraux, etc. L’ouvrage est épuisé et certaines personnes m’ont exprimé leur regret de ne pas pouvoir se le procurer. Cela m'a décidée à le republier en format numérique sur Substack.





De fil en aiguille, j’en suis maintenant à concevoir un parcours complet d’apprentissage du vin : un thème réparti en deux courts articles par semaine, un le jeudi, un le samedi. Le jeudi, on explore. Le samedi, on approfondit. Je craignais une déperdition d'audience entre les deux éditions : il n'en est rien, puisque le taux d'ouverture est le même, de l'ordre de 80 %.





Cela nous amène à un constat supplémentaire : le principe du micro-learning ne concerne pas que les personnes en situation d’apprentissage initial. La mise à jour des connaissances pour les professionnels peut s’organiser de la même manière. Les amateurs passionnés, eux, sont bien avisés , puisque leur loisir préféré se place dans les creux de leur emploi du temps, entre le travail, la vie de famille et un repos bien mérité. On ne peut que leur conseiller de continuer.





La connaissance du vin est une passion qui se savoure à petites gorgées. Vous aussi, vous en avez l’expérience ? Faites-la nous partager en commentant ce post. Ou rendez-vous sur Substack, sur les pages de L’Aromabook Augmenté : https://sandrineaudegond.substack.com/





À bientôt !










The Art of Sipping Knowledge: Why Micro-Learning is Essential for Mastering Wine





How many bewildered, wide-eyed, and utterly stunned expressions have I witnessed in the classroom, when faced with the list of Burgundy’s Grands Crus, the WSET Level 3 syllabus, or the map of Italian vineyards? Let us admit it: the human brain balks at absorbing dense masses of information, particularly in a single sitting. Compounding this is the specific nature of wine education, which intimately marries practice (tasting) with theory (knowledge of grape varieties, terroirs, and winemaking techniques). Now, midway through my tenth academic year, my conviction is absolute: micro-learning is not merely a technological trend; it is a necessity for the deep and lasting acquisition of wine knowledge.





Cognitive overload is a familiar plight for instructors and trainers in my field. Wine is a global phenomenon, and wine regions are multiplying everywhere. Grape varieties number in the thousands. France, Spain, and Italy are vast libraries of appellations.





But does the mere accumulation of knowledge guarantee a true understanding of wine? Far from "heads well filled," I much prefer "heads well made."





In designing my courses and training sessions, I draw heavily from micro-learning: an approach that fragments learning into short sessions, each addressing a precise theme. Rather than studying "Burgundy" for two consecutive hours, I prefer to start with a specific case: "How do we explain the difference between a Chablis and a Meursault?" Glass in hand, naturally, within twenty minutes.





Such well-calibrated sessions also respect the physiology of taste—if Monsieur Jean Anthelme Brillat-Savarin will forgive me for borrowing the title of his timeless work. It is far better to analyze a series of six wines thoughtfully than a flight of twenty-five, where the latter are inevitably rushed due to time constraints. In learning the art of tasting, time management is crucial. By imposing a precise structure of micro-sessions, we better allocate the time dedicated to tasting.





I would argue there are three pillars to effective teaching and training:





- One thing at a time: ’Cabernet Sauvignon in California’ or ‘Riesling in Germany’s Moselle’ stands sufficient on its own.





- Anchoring theory in practice, and practice in theory: A theoretical point is far better retained when it is simultaneously observed in the glass.





- Spaced repetition: Revisiting a concept 48 hours, and then one week after its initial introduction, makes it robust.





I currently have a flagrant example of this in my overhaul of L’Aromabook du Vin. Published in 2021, the book took the form of a dictionary of 150 aromas, classified by type: fruity, floral, mineral, and so on. The pages were punctuated by thematic selections, such as "the influence of aging" or "how to spot faults." I have decided to republish it in digital format on Substack.





From there, I have begun conceiving a complete wine learning journey: one theme split into two short articles per week, published on Thursdays and Saturdays. The Saturday edition always includes a synthesis of the concepts covered the previous Thursday, complemented by a detailed selection of three aromas. The format appears to resonate with its audience: the article open rate hovers around 80%, a figure that, according to a specialist I consulted, is superior to the genre average. (I am afraid the book is not- or not yet- available in English).





This leads us to an additional observation: the principle of micro-learning applies not only to those in initial training. Updating knowledge for professionals can be organized in the same manner. As for passionate amateurs, they are well-advised to proceed similarly: an article here, a weekend in the vineyard there, and the job is done. We can only encourage them to continue.





Knowledge of wine is a passion to be savored in small sips. Do you share this experience? We invite you to share your thoughts in the comments below,  or visit L’Aromaboook Augmenté on Substack: https://sandrineaudegond.substack.com/.





See you soon!



The English version of this article appears below.





La dégustation est souvent présentée comme un exercice sensoriel. Elle en est un, sans aucun doute. Y ajouter une dose de théorie permet de structurer la perception, gagner en pertinence et affiner le jugement. Sans bouder son plaisir.





Il y a quelques semaines, j’écoutais un jeune professionnel de notre métier décrire, le verre à la main, un Chablis 2024. Il parlait avec style d’arômes de citron, de fleurs blanches, de touches minérales. Tout allait bien. La situation est devenue délicate quand il a qualifié ces arômes de « typiques de l’absence de fermentation malo-lactique ». Oups. La malo-lactique fait partie du protocole classique de l’élaboration des vins de Chablis. Heureusement d’ailleurs, sans quoi l’acidité du vin mettrait en péril l’émail de vos dents.





Si j’avais été son professeur, je lui aurais dit : « Ta description est 100 % correcte. L’absence de notes beurrées, fréquentes dans les vins blancs de Bourgogne, a pu te conduire à conclure que le vin n’avait pas subi une FML (entre nous, on utilise la version courte). Mais en fait, regarde tes cours : la FML est classique à Chablis. Donc, le profil du vin s’explique autrement. Allez, on va regarder tout ça ensemble. »





Plus on en sait, mieux on déguste car on va plus loin. Cette idée, simple en apparence, est l’un des fondements les plus solides de la dégustation analytique : le vin n’est jamais le fruit du hasard, il est la traduction d’un cépage, d’un terroir, de choix techniques et d’une histoire que le dégustateur apprend progressivement à reconnaître et décoder.





C’est en préparant les examens de dégustation du WSET niveau 3, puis du Diploma, que j’ai pris pleinement conscience de cette réalité. Face à des séries de vins à analyser dans un temps limité, les connaissances théoriques constituent un véritable outil d’efficacité. On sait quoi chercher, on s’oriente plus vite, on hiérarchise les indices sensoriels, on élimine tout de suite les hypothèses fragiles. Et lorsqu’un dégustateur identifie rapidement un fruité précis ou un certain type de texture tannique, il peut concentrer son attention sur les nuances plutôt que de repartir de zéro à chaque verre.





Dans mon quotidien professionnel, il m’en est resté un réflexe : bien cadrer mes dégustations pour me diriger plus vite vers de fines nuances. Tous les Chablis (ou presque) ont des arômes fruités, floraux et minéraux dans la jeunesse. Tous les Chablis (ou presque) ont une grande vivacité. Mais qu’y a-t-il derrière ces « presque » ?





Tout commence par la connaissance des grands cépages. Savoir qu’un riesling présente naturellement une acidité élevée, qu’un pinot noir offre rarement une structure tannique massive, ou qu’un cabernet sauvignon développe volontiers des arômes de cassis, ce n’est pas réciter un manuel mais disposer de repères qui facilitent l’interprétation.





Tout aussi importante est la connaissance de l’impact des techniques de vinification. Par exemple, l’élevage en fût de chêne influe sur la structure, l’oxygénation du vin et le registre aromatique, introduisant des nuances de vanille, d’épices ou de toast qui ne doivent pas être confondues avec des caractères variétaux.





Alors, on voit mieux apparaître le terroir et la patte du vigneron, ce qui constitue l’essence, ou peut-être même l’âme, d’un vin. Choisissez le terme qui vous convient le mieux.






Dans mes enseignements, je privilégie d’abord les dégustations comparatives, et non les dégustations à l’aveugle. Il me paraît essentiel que les étudiants mémorisent les grands styles de vins en disposant d’un cadre explicite, en observant les différences côte à côte et en associant progressivement les sensations à des références précises.





Je prépare toujours un cours de dégustation en trois étapes :





- la ligne directrice pédagogique : quels sont les aspects du vin que je veux mettre en lumière ? Un terroir ? Une technique de vinification ? L’impact du vieillissement en bouteille ? C’est important car on ne peut pas tout enseigner à la fois.





 - la sélection des vins : ils doivent être des exemples parlants et fiables pour donner lieu à des analyses en profondeur. Les vins, entre eux, doivent être cohérents. Je les organise en ordre progressif, en fonction de l’objectif que je souhaite atteindre.





- la vérification des informations techniques : souvent, les informations sur l’élaboration des vins sont accessibles sur les sites web (quelle chance d’avoir une profession qui aime parler de son métier !). En cas de doute, j’interroge le producteur.





La mémoire sensorielle se construit avec méthode. Comparer un chardonnay non boisé et un chardonnay élevé en fût, ou un sauvignon de Loire et un autre du Bordelais, permet de fixer des repères durables.





Cette progression est aussi plus rassurante pour les apprenants. Elle leur donne des clés de lecture avant de les placer face à l’incertitude, ce qui renforce à la fois la confiance et la précision de leurs analyses.





Aller plus loin. Creuser. Comprendre. Faire vivre sa passion, en fait.





The Palate and the Mind: What Theory Truly Changes in Tasting





Wine tasting is often presented as a sensory exercise. It unquestionably is. Yet adding a measure of theory structures perception, sharpens relevance, and refines judgment — without diminishing pleasure.





A few weeks ago, I was listening to a young professional in our field describe, glass in hand, a 2024 Chablis. He spoke confidently of lemon aromas, white flowers, mineral nuances. All was well — until he described these aromas as “typical of the absence of malolactic fermentation.” Oops. Malolactic fermentation is, in fact, part of the classic winemaking protocol in Chablis. Fortunately so — otherwise the wine’s acidity might well threaten the enamel of your teeth.





Had I been his instructor, I would have said: “Your description is entirely accurate. The absence of buttery notes, often found in white Burgundy wines, may have led you to conclude that the wine had not undergone MLF (we tend to use the abbreviation). But revisit your coursework: MLF is standard in Chablis. So the wine’s profile must be explained differently. Let’s look at it together.”





The more we know, the better we taste — because we go further. This simple idea is one of the most robust foundations of analytical tasting: wine is never the product of chance. It is the expression of a grape variety, a terroir, technical decisions, and a history that the taster gradually learns to recognize and decode.





It was while preparing for the WSET Level 3 examination, and later the Diploma, that I fully grasped this reality. Confronted with multiple wines to analyze within strict time constraints, theoretical knowledge becomes a genuine efficiency tool. One knows what to look for, orients more quickly, prioritizes sensory evidence, and immediately discards weak hypotheses. When a taster swiftly identifies a precise fruit profile or a specific tannic texture, attention can be directed toward nuance rather than starting from zero with each glass.





In my professional practice, one reflex remains: frame tastings carefully in order to move more rapidly toward finer distinctions. Nearly all Chablis display youthful fruit, floral, and mineral notes. Nearly all show marked freshness. But what lies behind those “nearly”?





It begins with knowledge of the major grape varieties. Knowing that Riesling naturally presents high acidity, that Pinot Noir rarely delivers massive tannic structure, or that Cabernet Sauvignon readily develops blackcurrant aromas is not recitation. It provides reference points that facilitate interpretation.





Equally essential is understanding the impact of winemaking techniques. Oak ageing, for example, influences structure, oxygen exposure, and aromatic expression, introducing notes of vanilla, spice, or toast that should not be mistaken for varietal characteristics.





Only then does terroir — and the winemaker’s signature — come clearly into view. That is the essence, perhaps even the soul, of a wine. Choose the term that resonates most with you.





In my teaching, I prioritize comparative tastings before blind tastings. It is essential, in my view, that students internalize the major wine styles within an explicit framework, observing differences side by side and gradually associating sensations with precise references.





I always design a tasting session in three stages:






  • The pedagogical focus: What aspect of the wine do I wish to illuminate? A terroir? A vinification technique? The impact of bottle ageing? One cannot teach everything at once.




  • The wine selection: The wines must be reliable and expressive examples, capable of supporting in-depth analysis. They must also be coherent as a set. I organize them progressively, aligned with the objective I intend to reach.




  • Verification of technical data: Information about winemaking is often available on producers’ websites (we are fortunate to work in a profession that enjoys explaining itself). When in doubt, I ask the producer directly.





Sensory memory is built methodically. Comparing an unoaked Chardonnay with one aged in barrel, or a Sauvignon from the Loire with one from Bordeaux, establishes durable benchmarks.





This progression is also reassuring for learners. It equips them with interpretive keys before exposing them to uncertainty — strengthening both confidence and analytical precision.





To go further. To dig deeper. To understand. In truth, to live one’s passion more fully.



Si vous arrivez ici, c’est probablement parce qu’en matière de vin, vous placez la barre haut.





Peut-être dégustez-vous déjà régulièrement.





Peut-être préparez-vous un examen.





Peut-être enseignez-vous.





Ou peut-être ressentez-vous que le vin mérite mieux que des appréciations superficielles.





Il y a 5 ans, j’ai publié L’Aromabook du Vin. Quelle expérience inoubliable ! Il a circulé entre amateurs, libraires, étudiants et professionnels.





Aujourd’hui, l’ouvrage est épuisé et j’ai décidé de le faire revivre en version augmentée dans Le Vin en Héritage.





Ce n’est pas une simple republication mais une transformation en une expérience immersive dans l’univers du vin. Voici comment.





Chaque semaine, vous recevrez plusieurs notules aromatiques, enrichies de :






  • précisions pédagogiques,




  • mises en perspective scientifiques,




  • éclairages issus de mon expérience d’enseignement,




  • exercices pratiques pour ancrer la perception.





Un arôme ne sera plus seulement une définition. Il deviendra une clé de compréhension.





Une progression par cycles





Nous commencerons par les fruités. Puis viendront les floraux, les minéraux, les épicés, les végétaux, les boisés.





Chaque publication sera courte, dense, structurée.





Vous pourrez les lire indépendamment. Mais, ensemble, elles formeront un ensemble cohérent — une cartographie aromatique.





Un mot sur le rythme





Vous aurez deux publications par semaine :






  • Le jeudi : un article lié à un point de méthode ou de connaissance. Il sera accessible à tous, abonnés gratuits ou payants.




  • Le samedi : un article d’approfondissement de L’Aromabook augmenté, en accès réservé aux abonnés payants.





Le rythme est volontairement régulier pour favoriser un apprentissage constant et progressif.





Un livre vivant





À la fin du cycle, la totalité de L’Aromabook sera disponible sur Substack. Vous pourrez aussi commenter, réagir et poser vos questions. Nous pourrons confronter des expériences et approfondir des questions. Ce n’est plus un livre, mais un terrain d’exploration qui s’ouvre.





Rejoignez-moi pour cette aventure.





À bientôt !





https://sandrineaudegond.substack.com/p/laromabook-augmente



En 2021 paraissait L'Aromabook du Vin, d'abord dans les mains des soucripteurs, puis sur les étals des libraires.





Ce fut une grande expérience, dont les répercussions ont dépassé mes attentes.





Depuis, l'ouvrage est épuisé et certains m'ont fait part de leur regret de ne pas avoir pu se le procurer à temps.





Bonne nouvelle, L'Aromabook est de retour, dans une version mise à jour, sur Sustack, et accessible aux abonnés payants.





Dans les prochaines semaines, tous les chapitres apparaîtront progressivement.





Abonnez-vous pour ne manquer aucune livraion et pour voir la première, suivez le lien :





https://sandrineaudegond.substack.com/p/ce-que-votre-nez-sait-deja



The English version of this article appears below.





En tant qu’experte en vin avec une audience internationale et ancienne diplômée de Sciences Po Paris, il m’est souvent demandé ce que cette formation, a priori éloignée de l’œnologie, peut réellement apporter à une carrière dans le monde du vin. La question est compréhensible.





À première vue, l’expertise en vin semble relever avant tout de la dégustation, de la connaissance des terroirs et de la maîtrise des techniques de vinification. C’est vrai. Mais ce n’est qu’une partie de la réalité.





Le vin est un produit agricole, certes, mais aussi un objet culturel, économique et politique dont la circulation, la valorisation et la réglementation s’inscrivent dans des systèmes complexes. C’est précisément sur ce terrain que la formation de Sciences Po se révèle décisive car elle développe une capacité à déceler les structures profondes qui façonnent les marchés, les institutions et les comportements. Quand Donald Trump menace de sanctionner l’insubordination de la France par des droits de douane sur les importations de vins français, on en comprend tout de suite la portée géopolitique.





La formation en sciences sociales offre également une compréhension fine des comportements culturels et symboliques liés à la consommation du vin. Celui-ci n’est pas seulement dégusté : il est interprété, mis en récit, chargé de représentations sociales qui varient selon les pays et les milieux.





Le vin voyage, surtout le vin français. Les experts aussi : un autre apport majeur de Sciences Po réside dans l’ouverture internationale qu’elle favorise. Les échanges académiques, la diversité des étudiants et l’étude comparée des systèmes politiques et économiques permettent de développer une sensibilité interculturelle indispensable dans le monde du vin, où la négociation avec des acteurs du monde entier est quotidienne.





On y apprend aussi que rien de vaut la parole des professionnels de terrain. Les cours dont je me souviens toujours, vingt ans après avoir obtenu mon diplôme, m’ont été dispensés par des personnes d’expérience. On comprend mieux le rôle de la Cour de Justice de l’Union Européenne quand c’est quelqu’un qui y travaille qui vous l’apprend. Transplantée dans le monde du vin, j’ai pris tout de suite l’habitude d’interroger les vignerons, ceux qui ont la parole la plus proche du terroir. Pour l’écriture de mes livres, ce fut décisif.





Sciences Po développe aussi une qualité plus subtile mais tout aussi essentielle : la capacité à penser dans la durée. Les étudiants y sont formés à replacer les phénomènes dans des perspectives historiques longues, à percevoir les continuités et les ruptures. Or, le vin est par excellence un produit du temps long, qu’il s’agisse de la formation des terroirs, de la transmission des domaines familiaux ou de la construction de la réputation d’une appellation. On en comprend aussi la portée symbolique. « Champagne » ou « Chablis » sont des appellations, au sens administratif du terme, mais aussi des marques mondiales capables de faire rayonner le patrimoine viticole français.





Ne prétendons pas que la formation de Sciences Po suffit, à elle seule, à faire un expert en vin. L’expertise œnologique exige un apprentissage spécifique, une pratique régulière de la dégustation, une fréquentation assidue des vignobles et une connaissance intime des techniques de vinification. Le palais se forme lentement et l’expérience est irremplaçable.





Enfin, il y a un aspect plus intangible : Sciences Po inculque une certaine éthique de la responsabilité, ainsi qu’un sens aigu de l’intérêt général. Cette dimension peut sembler éloignée du monde du vin, mais elle trouve toute sa pertinence dans les enjeux contemporains liés à la transition écologique, à la préservation des paysages viticoles et à la durabilité des pratiques agricoles.





À Sciences Po, on n’apprend ni à tailler la vigne ni à assembler un grand cru. Son apport est ailleurs. Cette école m’a donné les outils pour comprendre le vin dans toutes ses dimensions, dialoguer avec des interlocuteurs variés et de s’inscrire dans les dynamiques globales qui façonnent l’avenir de la filière.





C’est une école du regard. Et ce regard est un instrument d’expertise aussi savoureux qu’un grand millésime.









From Sciences Po to the Grand Crus: The Intellectual Journey of a Wine Expert





As a wine expert with an international audience and a graduate of Sciences Po Paris, I am often asked what such an education—apparently far removed from oenology—can truly contribute to a career in the world of wine. The question is a reasonable one.





At first glance, expertise in wine seems to rest primarily on tasting, knowledge of terroirs, and mastery of winemaking techniques. That is certainly true. Yet it represents only part of the reality.





Wine is an agricultural product, but it is also a cultural, economic, and political object whose circulation, valuation, and regulation unfold within complex systems. It is precisely here that a Sciences Po education proves decisive, cultivating the ability to discern the deeper structures that shape markets, institutions, and collective behaviour. When, for example, a political leader threatens to impose tariffs on French wine imports, the geopolitical implications are immediately apparent to anyone trained to interpret such signals.





Training in the social sciences also provides a nuanced understanding of the cultural and symbolic behaviours surrounding wine consumption. Wine is not merely tasted; it is interpreted, narrated, and invested with social meaning that varies across countries, communities, and traditions.





Wine travels—French wine especially—and so do those who work with it. Another major strength of Sciences Po lies in the international perspective it fosters. Academic exchanges, the diversity of the student body, and the comparative study of political and economic systems cultivate an intercultural sensitivity that is indispensable in the wine world, where negotiation and dialogue with partners from across the globe are a daily reality.





One also learns that nothing replaces the insight of practitioners in the field. The courses that remain most vivid in my memory, even twenty years after graduating, were taught by individuals with direct professional experience. One understands the role of the Court of Justice of the European Union far more clearly when it is explained by someone who has worked there. Transposed into the world of wine, this lesson shaped my habit of seeking out winemakers—the voices closest to the terroir itself. For the writing of my books, this approach proved decisive.





Sciences Po also cultivates a subtler but equally essential quality: the capacity to think in the long term. Students are trained to situate phenomena within extended historical perspectives, to perceive continuities as well as ruptures. Wine, by its very nature, belongs to the longue durée—whether in the formation of terroirs, the transmission of family estates, or the gradual construction of an appellation’s reputation. One also comes to appreciate its symbolic power: names such as Champagne or Chablis are not merely administrative designations, but global signifiers capable of projecting the heritage of French viticulture onto the world stage.





Let us not pretend that a Sciences Po education alone can produce a wine expert. Oenological expertise demands specialised study, sustained practice in tasting, regular immersion in vineyards, and an intimate knowledge of winemaking techniques. The palate develops slowly; experience remains irreplaceable.





Finally, there is a more intangible dimension. Sciences Po instils a certain ethic of responsibility and a keen sense of the public interest. This may appear distant from the world of wine, yet it proves profoundly relevant in the context of contemporary challenges: ecological transition, the preservation of vineyard landscapes, and the sustainability of agricultural practices.





At Sciences Po, one does not learn how to prune vines or blend a grand cru. Its contribution lies elsewhere. The school gave me the tools to understand wine in all its dimensions, to engage meaningfully with a wide range of interlocutors, and to situate my work within the global forces shaping the future of the sector.





It is, in essence, a school of perception. And that way of seeing is an instrument of expertise as subtle and rewarding as a great vintage.



Un nouveau regard sur la culture du vin





Après des années passées à écrire, transmettre, déguster, voyager et raconter le vin sous toutes ses facettes, une évidence s’est imposée : le vin mérite plus que jamais un espace éditorial qui le considère comme une culture à part entière.





C’est de cette conviction qu’est né Le Vin en Héritage.





Le vin n’est pas seulement un produit ou une succession de notes de dégustation. Il est un langage, un héritage, un lien entre les territoires et les femmes et les hommes. Il dialogue avec l’histoire, la gastronomie, l’art, le paysage, le temps long. Il raconte nos sociétés autant qu’il accompagne nos tables.





Des articles pour celles et ceux qui aiment le vin autrement





Ce magazine s’adresse à toutes celles et ceux qui considèrent le vin comme un fait culturel, un art de vivre, un objet de curiosité et de réflexion. Aux amateurs éclairés comme aux professionnels, aux passionnés de gastronomie, d’histoire, de patrimoine, mais aussi à celles et ceux qui souhaitent comprendre le vin au-delà des discours formatés.





Ici, pas de course à la note, pas de hiérarchie figée, pas de sensationnalisme. Le parti pris est clair : prendre le temps, donner du contexte, raconter des histoires vraies, éclairer sans simplifier.





Chaque publication est pensée comme un moment de lecture, une respiration, une occasion d’apprendre et de s’émerveiller.





L'article entier est à retrouver sur Substack https://sandrineaudegond.substack.com/p/le-vin-en-heritage-acte-1



I am honoured to be featured in The Wine Kingdom, the leading wine magazine in Japan, discussing my vision in Chablis wines.





From the unique terroir of this legendary region to the crip, lace-like style of its wines, I had the pleasure of sharping insights on what makes Chablis truly special.





In the article, I talk about the 2023 vintage as well as my experience as a wine judge for the 2025 Chablis wine competition.





A big thank to Toshio Matsuura for the feature !





If you are a fan of Chablis or curious to learn more, check out the article here:https://www.winekingdom.co.jp/_ct/17752354





Cheers to great wine !


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