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La dégustation est souvent présentée comme un exercice sensoriel. Elle en est un, sans aucun doute. Y ajouter une dose de théorie permet de structurer la perception, gagner en pertinence et affiner le jugement. Sans bouder son plaisir.





Il y a quelques semaines, j’écoutais un jeune professionnel de notre métier décrire, le verre à la main, un Chablis 2024. Il parlait avec style d’arômes de citron, de fleurs blanches, de touches minérales. Tout allait bien. La situation est devenue délicate quand il a qualifié ces arômes de « typiques de l’absence de fermentation malo-lactique ». Oups. La malo-lactique fait partie du protocole classique de l’élaboration des vins de Chablis. Heureusement d’ailleurs, sans quoi l’acidité du vin mettrait en péril l’émail de vos dents.





Si j’avais été son professeur, je lui aurais dit : « Ta description est 100 % correcte. L’absence de notes beurrées, fréquentes dans les vins blancs de Bourgogne, a pu te conduire à conclure que le vin n’avait pas subi une FML (entre nous, on utilise la version courte). Mais en fait, regarde tes cours : la FML est classique à Chablis. Donc, le profil du vin s’explique autrement. Allez, on va regarder tout ça ensemble. »





Plus on en sait, mieux on déguste car on va plus loin. Cette idée, simple en apparence, est l’un des fondements les plus solides de la dégustation analytique : le vin n’est jamais le fruit du hasard, il est la traduction d’un cépage, d’un terroir, de choix techniques et d’une histoire que le dégustateur apprend progressivement à reconnaître et décoder.





C’est en préparant les examens de dégustation du WSET niveau 3, puis du Diploma, que j’ai pris pleinement conscience de cette réalité. Face à des séries de vins à analyser dans un temps limité, les connaissances théoriques constituent un véritable outil d’efficacité. On sait quoi chercher, on s’oriente plus vite, on hiérarchise les indices sensoriels, on élimine tout de suite les hypothèses fragiles. Et lorsqu’un dégustateur identifie rapidement un fruité précis ou un certain type de texture tannique, il peut concentrer son attention sur les nuances plutôt que de repartir de zéro à chaque verre.





Dans mon quotidien professionnel, il m’en est resté un réflexe : bien cadrer mes dégustations pour me diriger plus vite vers de fines nuances. Tous les Chablis (ou presque) ont des arômes fruités, floraux et minéraux dans la jeunesse. Tous les Chablis (ou presque) ont une grande vivacité. Mais qu’y a-t-il derrière ces « presque » ?





Tout commence par la connaissance des grands cépages. Savoir qu’un riesling présente naturellement une acidité élevée, qu’un pinot noir offre rarement une structure tannique massive, ou qu’un cabernet sauvignon développe volontiers des arômes de cassis, ce n’est pas réciter un manuel mais disposer de repères qui facilitent l’interprétation.





Tout aussi importante est la connaissance de l’impact des techniques de vinification. Par exemple, l’élevage en fût de chêne influe sur la structure, l’oxygénation du vin et le registre aromatique, introduisant des nuances de vanille, d’épices ou de toast qui ne doivent pas être confondues avec des caractères variétaux.





Alors, on voit mieux apparaître le terroir et la patte du vigneron, ce qui constitue l’essence, ou peut-être même l’âme, d’un vin. Choisissez le terme qui vous convient le mieux.






Dans mes enseignements, je privilégie d’abord les dégustations comparatives, et non les dégustations à l’aveugle. Il me paraît essentiel que les étudiants mémorisent les grands styles de vins en disposant d’un cadre explicite, en observant les différences côte à côte et en associant progressivement les sensations à des références précises.





Je prépare toujours un cours de dégustation en trois étapes :





- la ligne directrice pédagogique : quels sont les aspects du vin que je veux mettre en lumière ? Un terroir ? Une technique de vinification ? L’impact du vieillissement en bouteille ? C’est important car on ne peut pas tout enseigner à la fois.





 - la sélection des vins : ils doivent être des exemples parlants et fiables pour donner lieu à des analyses en profondeur. Les vins, entre eux, doivent être cohérents. Je les organise en ordre progressif, en fonction de l’objectif que je souhaite atteindre.





- la vérification des informations techniques : souvent, les informations sur l’élaboration des vins sont accessibles sur les sites web (quelle chance d’avoir une profession qui aime parler de son métier !). En cas de doute, j’interroge le producteur.





La mémoire sensorielle se construit avec méthode. Comparer un chardonnay non boisé et un chardonnay élevé en fût, ou un sauvignon de Loire et un autre du Bordelais, permet de fixer des repères durables.





Cette progression est aussi plus rassurante pour les apprenants. Elle leur donne des clés de lecture avant de les placer face à l’incertitude, ce qui renforce à la fois la confiance et la précision de leurs analyses.





Aller plus loin. Creuser. Comprendre. Faire vivre sa passion, en fait.





The Palate and the Mind: What Theory Truly Changes in Tasting





Wine tasting is often presented as a sensory exercise. It unquestionably is. Yet adding a measure of theory structures perception, sharpens relevance, and refines judgment — without diminishing pleasure.





A few weeks ago, I was listening to a young professional in our field describe, glass in hand, a 2024 Chablis. He spoke confidently of lemon aromas, white flowers, mineral nuances. All was well — until he described these aromas as “typical of the absence of malolactic fermentation.” Oops. Malolactic fermentation is, in fact, part of the classic winemaking protocol in Chablis. Fortunately so — otherwise the wine’s acidity might well threaten the enamel of your teeth.





Had I been his instructor, I would have said: “Your description is entirely accurate. The absence of buttery notes, often found in white Burgundy wines, may have led you to conclude that the wine had not undergone MLF (we tend to use the abbreviation). But revisit your coursework: MLF is standard in Chablis. So the wine’s profile must be explained differently. Let’s look at it together.”





The more we know, the better we taste — because we go further. This simple idea is one of the most robust foundations of analytical tasting: wine is never the product of chance. It is the expression of a grape variety, a terroir, technical decisions, and a history that the taster gradually learns to recognize and decode.





It was while preparing for the WSET Level 3 examination, and later the Diploma, that I fully grasped this reality. Confronted with multiple wines to analyze within strict time constraints, theoretical knowledge becomes a genuine efficiency tool. One knows what to look for, orients more quickly, prioritizes sensory evidence, and immediately discards weak hypotheses. When a taster swiftly identifies a precise fruit profile or a specific tannic texture, attention can be directed toward nuance rather than starting from zero with each glass.





In my professional practice, one reflex remains: frame tastings carefully in order to move more rapidly toward finer distinctions. Nearly all Chablis display youthful fruit, floral, and mineral notes. Nearly all show marked freshness. But what lies behind those “nearly”?





It begins with knowledge of the major grape varieties. Knowing that Riesling naturally presents high acidity, that Pinot Noir rarely delivers massive tannic structure, or that Cabernet Sauvignon readily develops blackcurrant aromas is not recitation. It provides reference points that facilitate interpretation.





Equally essential is understanding the impact of winemaking techniques. Oak ageing, for example, influences structure, oxygen exposure, and aromatic expression, introducing notes of vanilla, spice, or toast that should not be mistaken for varietal characteristics.





Only then does terroir — and the winemaker’s signature — come clearly into view. That is the essence, perhaps even the soul, of a wine. Choose the term that resonates most with you.





In my teaching, I prioritize comparative tastings before blind tastings. It is essential, in my view, that students internalize the major wine styles within an explicit framework, observing differences side by side and gradually associating sensations with precise references.





I always design a tasting session in three stages:






  • The pedagogical focus: What aspect of the wine do I wish to illuminate? A terroir? A vinification technique? The impact of bottle ageing? One cannot teach everything at once.




  • The wine selection: The wines must be reliable and expressive examples, capable of supporting in-depth analysis. They must also be coherent as a set. I organize them progressively, aligned with the objective I intend to reach.




  • Verification of technical data: Information about winemaking is often available on producers’ websites (we are fortunate to work in a profession that enjoys explaining itself). When in doubt, I ask the producer directly.





Sensory memory is built methodically. Comparing an unoaked Chardonnay with one aged in barrel, or a Sauvignon from the Loire with one from Bordeaux, establishes durable benchmarks.





This progression is also reassuring for learners. It equips them with interpretive keys before exposing them to uncertainty — strengthening both confidence and analytical precision.





To go further. To dig deeper. To understand. In truth, to live one’s passion more fully.



Si vous arrivez ici, c’est probablement parce qu’en matière de vin, vous placez la barre haut.





Peut-être dégustez-vous déjà régulièrement.





Peut-être préparez-vous un examen.





Peut-être enseignez-vous.





Ou peut-être ressentez-vous que le vin mérite mieux que des appréciations superficielles.





Il y a 5 ans, j’ai publié L’Aromabook du Vin. Quelle expérience inoubliable ! Il a circulé entre amateurs, libraires, étudiants et professionnels.





Aujourd’hui, l’ouvrage est épuisé et j’ai décidé de le faire revivre en version augmentée dans Le Vin en Héritage.





Ce n’est pas une simple republication mais une transformation en une expérience immersive dans l’univers du vin. Voici comment.





Chaque semaine, vous recevrez plusieurs notules aromatiques, enrichies de :






  • précisions pédagogiques,




  • mises en perspective scientifiques,




  • éclairages issus de mon expérience d’enseignement,




  • exercices pratiques pour ancrer la perception.





Un arôme ne sera plus seulement une définition. Il deviendra une clé de compréhension.





Une progression par cycles





Nous commencerons par les fruités. Puis viendront les floraux, les minéraux, les épicés, les végétaux, les boisés.





Chaque publication sera courte, dense, structurée.





Vous pourrez les lire indépendamment. Mais, ensemble, elles formeront un ensemble cohérent — une cartographie aromatique.





Un mot sur le rythme





Vous aurez deux publications par semaine :






  • Le jeudi : un article lié à un point de méthode ou de connaissance. Il sera accessible à tous, abonnés gratuits ou payants.




  • Le samedi : un article d’approfondissement de L’Aromabook augmenté, en accès réservé aux abonnés payants.





Le rythme est volontairement régulier pour favoriser un apprentissage constant et progressif.





Un livre vivant





À la fin du cycle, la totalité de L’Aromabook sera disponible sur Substack. Vous pourrez aussi commenter, réagir et poser vos questions. Nous pourrons confronter des expériences et approfondir des questions. Ce n’est plus un livre, mais un terrain d’exploration qui s’ouvre.





Rejoignez-moi pour cette aventure.





À bientôt !





https://sandrineaudegond.substack.com/p/laromabook-augmente



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En tant qu’experte en vin avec une audience internationale et ancienne diplômée de Sciences Po Paris, il m’est souvent demandé ce que cette formation, a priori éloignée de l’œnologie, peut réellement apporter à une carrière dans le monde du vin. La question est compréhensible.





À première vue, l’expertise en vin semble relever avant tout de la dégustation, de la connaissance des terroirs et de la maîtrise des techniques de vinification. C’est vrai. Mais ce n’est qu’une partie de la réalité.





Le vin est un produit agricole, certes, mais aussi un objet culturel, économique et politique dont la circulation, la valorisation et la réglementation s’inscrivent dans des systèmes complexes. C’est précisément sur ce terrain que la formation de Sciences Po se révèle décisive car elle développe une capacité à déceler les structures profondes qui façonnent les marchés, les institutions et les comportements. Quand Donald Trump menace de sanctionner l’insubordination de la France par des droits de douane sur les importations de vins français, on en comprend tout de suite la portée géopolitique.





La formation en sciences sociales offre également une compréhension fine des comportements culturels et symboliques liés à la consommation du vin. Celui-ci n’est pas seulement dégusté : il est interprété, mis en récit, chargé de représentations sociales qui varient selon les pays et les milieux.





Le vin voyage, surtout le vin français. Les experts aussi : un autre apport majeur de Sciences Po réside dans l’ouverture internationale qu’elle favorise. Les échanges académiques, la diversité des étudiants et l’étude comparée des systèmes politiques et économiques permettent de développer une sensibilité interculturelle indispensable dans le monde du vin, où la négociation avec des acteurs du monde entier est quotidienne.





On y apprend aussi que rien de vaut la parole des professionnels de terrain. Les cours dont je me souviens toujours, vingt ans après avoir obtenu mon diplôme, m’ont été dispensés par des personnes d’expérience. On comprend mieux le rôle de la Cour de Justice de l’Union Européenne quand c’est quelqu’un qui y travaille qui vous l’apprend. Transplantée dans le monde du vin, j’ai pris tout de suite l’habitude d’interroger les vignerons, ceux qui ont la parole la plus proche du terroir. Pour l’écriture de mes livres, ce fut décisif.





Sciences Po développe aussi une qualité plus subtile mais tout aussi essentielle : la capacité à penser dans la durée. Les étudiants y sont formés à replacer les phénomènes dans des perspectives historiques longues, à percevoir les continuités et les ruptures. Or, le vin est par excellence un produit du temps long, qu’il s’agisse de la formation des terroirs, de la transmission des domaines familiaux ou de la construction de la réputation d’une appellation. On en comprend aussi la portée symbolique. « Champagne » ou « Chablis » sont des appellations, au sens administratif du terme, mais aussi des marques mondiales capables de faire rayonner le patrimoine viticole français.





Ne prétendons pas que la formation de Sciences Po suffit, à elle seule, à faire un expert en vin. L’expertise œnologique exige un apprentissage spécifique, une pratique régulière de la dégustation, une fréquentation assidue des vignobles et une connaissance intime des techniques de vinification. Le palais se forme lentement et l’expérience est irremplaçable.





Enfin, il y a un aspect plus intangible : Sciences Po inculque une certaine éthique de la responsabilité, ainsi qu’un sens aigu de l’intérêt général. Cette dimension peut sembler éloignée du monde du vin, mais elle trouve toute sa pertinence dans les enjeux contemporains liés à la transition écologique, à la préservation des paysages viticoles et à la durabilité des pratiques agricoles.





À Sciences Po, on n’apprend ni à tailler la vigne ni à assembler un grand cru. Son apport est ailleurs. Cette école m’a donné les outils pour comprendre le vin dans toutes ses dimensions, dialoguer avec des interlocuteurs variés et de s’inscrire dans les dynamiques globales qui façonnent l’avenir de la filière.





C’est une école du regard. Et ce regard est un instrument d’expertise aussi savoureux qu’un grand millésime.









From Sciences Po to the Grand Crus: The Intellectual Journey of a Wine Expert





As a wine expert with an international audience and a graduate of Sciences Po Paris, I am often asked what such an education—apparently far removed from oenology—can truly contribute to a career in the world of wine. The question is a reasonable one.





At first glance, expertise in wine seems to rest primarily on tasting, knowledge of terroirs, and mastery of winemaking techniques. That is certainly true. Yet it represents only part of the reality.





Wine is an agricultural product, but it is also a cultural, economic, and political object whose circulation, valuation, and regulation unfold within complex systems. It is precisely here that a Sciences Po education proves decisive, cultivating the ability to discern the deeper structures that shape markets, institutions, and collective behaviour. When, for example, a political leader threatens to impose tariffs on French wine imports, the geopolitical implications are immediately apparent to anyone trained to interpret such signals.





Training in the social sciences also provides a nuanced understanding of the cultural and symbolic behaviours surrounding wine consumption. Wine is not merely tasted; it is interpreted, narrated, and invested with social meaning that varies across countries, communities, and traditions.





Wine travels—French wine especially—and so do those who work with it. Another major strength of Sciences Po lies in the international perspective it fosters. Academic exchanges, the diversity of the student body, and the comparative study of political and economic systems cultivate an intercultural sensitivity that is indispensable in the wine world, where negotiation and dialogue with partners from across the globe are a daily reality.





One also learns that nothing replaces the insight of practitioners in the field. The courses that remain most vivid in my memory, even twenty years after graduating, were taught by individuals with direct professional experience. One understands the role of the Court of Justice of the European Union far more clearly when it is explained by someone who has worked there. Transposed into the world of wine, this lesson shaped my habit of seeking out winemakers—the voices closest to the terroir itself. For the writing of my books, this approach proved decisive.





Sciences Po also cultivates a subtler but equally essential quality: the capacity to think in the long term. Students are trained to situate phenomena within extended historical perspectives, to perceive continuities as well as ruptures. Wine, by its very nature, belongs to the longue durée—whether in the formation of terroirs, the transmission of family estates, or the gradual construction of an appellation’s reputation. One also comes to appreciate its symbolic power: names such as Champagne or Chablis are not merely administrative designations, but global signifiers capable of projecting the heritage of French viticulture onto the world stage.





Let us not pretend that a Sciences Po education alone can produce a wine expert. Oenological expertise demands specialised study, sustained practice in tasting, regular immersion in vineyards, and an intimate knowledge of winemaking techniques. The palate develops slowly; experience remains irreplaceable.





Finally, there is a more intangible dimension. Sciences Po instils a certain ethic of responsibility and a keen sense of the public interest. This may appear distant from the world of wine, yet it proves profoundly relevant in the context of contemporary challenges: ecological transition, the preservation of vineyard landscapes, and the sustainability of agricultural practices.





At Sciences Po, one does not learn how to prune vines or blend a grand cru. Its contribution lies elsewhere. The school gave me the tools to understand wine in all its dimensions, to engage meaningfully with a wide range of interlocutors, and to situate my work within the global forces shaping the future of the sector.





It is, in essence, a school of perception. And that way of seeing is an instrument of expertise as subtle and rewarding as a great vintage.



I am honoured to be featured in The Wine Kingdom, the leading wine magazine in Japan, discussing my vision in Chablis wines.





From the unique terroir of this legendary region to the crip, lace-like style of its wines, I had the pleasure of sharping insights on what makes Chablis truly special.





In the article, I talk about the 2023 vintage as well as my experience as a wine judge for the 2025 Chablis wine competition.





A big thank to Toshio Matsuura for the feature !





If you are a fan of Chablis or curious to learn more, check out the article here:https://www.winekingdom.co.jp/_ct/17752354





Cheers to great wine !



Every year, on the third Sunday of November, the Hospices de Beaune wine auction is held. A global event that collectors never missed for an empire.





It all began in 1443. The Hundred Years' War, which pitted France against England, was raging with its share of pillaging and violence. Poverty and hunger hit many Beaune residents hard. Nicolas Rolin, then chancellor of the Duke of Burgundy, and his wife Gugone de Salins, decided to found a hospital in Beaune to help the sick and poor. To ensure a stable income for their foundation, they endowed it with a wine estate. From 1457, nobles and wealthy bourgeoisie added to this initial endowment. The most recent donation took place in 2015.





An estates, yes, a true estate





The estate currently covers 60 hectares, 50 of which are Pinot Noir and 10 of which are Chardonnay.





Ludivine Griveau is responsible for the technical management of the vineyard and wines. She is the estate's first female manager. The plots are cultivated by 23 winegrowers, without the use of synthetic herbicides and favoring ecological techniques. The estate produces 50 wines, 33 of which are Pinot Noir and 17 of which are Chardonnay, primarily Premiers Crus and Grands Crus. They are made in the estate's winery.





The auction





Wines have been sold at auction since 1859. In 1924, it was decided that the event would take place on the third Thursday of November, to coincide with the Dijon gastronomic fair.





The wines are offered for sale en primeur, meaning that they are the year's harvest that has not yet completed its maturation. Two days before the sale, potential buyers can taste the wines in the estate's winery. On the day, in a lively atmosphere, the auction opens in the hall of the hospices. Participants include professionals, individuals, and wine-lovers' associations. Buyers do not take their wine home with them but entrust it to a wine merchant of their choice, who will be responsible for the maturation, which lasts 12 to 24 months, before bottling. Each wine bears the name of the plot of origin and the person who donated it.





Where fo the funds raised go?





The Hospices also support other charitable causes sponsored by prominent figures. To this end, they offer a keg called the "President's Coin" for sale. The sale takes place by candlelight, between 3:30 p.m. and 4:30 p.m., and must be completed before the candle burns out. The President's Coin always arouses great emotion due to its symbolic significance, which is reflected in the astronomical prices it commands.





Today, as in the past, the sale aims to raise funds to finance the Hospices' charitable works. Medical care constitutes a significant portion of this through the Philippe le Bon Hospital Center in Beaune, which employs over 1,000 caregivers of all professions. In addition, there are several retirement homes and a nursing training center. Thus, the spirit of the founders lives on. The proceeds from the sale also go towards maintaining the heritage of the Hôtel-Dieu, famous throughout the world for its multi-coloured tiles, and the 5,000 pieces of furniture and art objects it houses.



Pendant des siècles, l'Île-de-France connaissent l'effervescence des vendanges dans le vignoble qui entoure la capitale. De passionnantes sources historiques et littéraires font mention de ce moment si particulier.





Abondance, pénurie et loi du marché





À l'époque comme aujourd’hui, les millésimes se suivent et ne se ressemblent pas. Avec sa situation septentrionale, le vignoble de Paris est exposé à un risque majeur : celui du gel de printemps, que connaissent bien les vignerons de Chablis à l'heure actuelle. Le gel de printemps détruit les jeunes bourgeons et gomme tout espoir de récolte, ce qui provoque souvent une hausse marquée des prix du vin. Ce phénomène n’est pas si rare car il touche le vignoble deux à trois fois par décennie.  On vendange habituellement entre fin septembre et début octobre avec des décalages liés aux conditions de météo.





Un bon millésime se voit souvent à la facilité avec laquelle le moût fermente. Les vins sont stables et ils se conservent bien, sans développer de mauvais arômes ni tourner au vinaigre. En 1424, la vendange est tellement belle et abondante qu’elle provoque une crise sur le marché du tonneau : en effet, pour pouvoir faire fermenter l’immense quantité de raisin qui déferle du jour au lendemain, il faut des contenants en grand nombre immédiatement. La demande est telle qu’elle provoque une pénurie de fûts et une flambée des prix. Par ricochet, le vin lui-même devient hors de prix. Le retour à la normale prendra deux ans.





Fatal hiver 1709 !





Cet hiver-là, sous le règne de Louis XIV, l’Île-de-France, comme tout le reste du pays, grelotte.  Dans la nuit du 5 au 6 janvier, le vent du nord s’abat brutalement et un froid sibérien s’installe. Le 13 janvier, le thermomètre marque – 20 °C et il restera à ce niveau pendant 10 jours. Le 24 janvier, le dégel s’annonce et les vignerons, soulagés, voient leurs vignes indemnes alors que de nombreux arbres sont endommagés. Mais le 4 février, le froid revient et tout regèle en profondeur jusqu’au 10. Aux alentours du 15, les températures sont printanières. Nouvelle fausse joie : le froid se réinstalle et on voit – 15 °C le 23 février. Le froid dure jusqu’au 15 mars. Et le bilan s’avère lourd : les ceps sont endommagés, il n’y a pas de bourgeon, rien ne pousse. La vendange de 1709 sera réduite comme peau de chagrin et atteindra à peine 10 % de la normale. Celle de 1710 ne sera guère plus brillante car elle a souffert du manque de bois qui n’a pas poussé l’année précédente.





Un malheur n’arrive jamais seul : le vin a gelé dans les caves ! Il est invendable. Suivant la bonne vieille règle économique qui veut que ce qui est rare est cher, les prix montent en flèche et ils resteront à un niveau stratosphérique jusqu’à la fin de 1710. La pénurie de vin et les prix élevés donnent aux vignerons une frénésie de plantation dès 1710. Pressés de regagner ce qu’ils ont perdu, ils veulent produire vite et beaucoup. Pour une fois que les prix montent, quelle aubaine. On replante les pieds de vigne disparus en 1709 mais on abandonne les cépages de qualité au profit du gamay, plus productif, capable de produire des gros volumes de vin. La qualité des vins, c’est signé, ne sera plus jamais la même au lendemain de ce fatal hiver.





Illustration : carte postale ancienne, collection personnelle.



Seules quelques appellations en France sont des marques mondiales, internationalement connues et réputées : c’est le cas de la Champagne dont le vin effervescent est devenu un nom commun et un modèle pour des producteurs d’Europe et du Nouveau Monde viticole. Une seule appellation couvre environ 34 000 hectares de vignoble. Vignerons et maisons produisent des styles de vins très variés.





Le terroir champenois





Les conditions de culture de la vigne en Champagne sont particulièrement exigeantes. Cette région se trouve en effet à la limite septentrionale de la culture de la vigne. Au-delà de cette limite, la plante ne pourrait prospérer de la même manière. C’est la combinaison entre le climat et le sol qui constituent la typicité de ce terroir unique.





Le relief est important dans cette région septentrionale à l’ensoleillement très modéré. C’est en effet sur les coteaux pentus que le maximum de lumière peut  être capté par les feuilles. Le vignoble champenois est donc planté sur les reliefs, des collines généreusement pentues et vallonnées.





Régions et sols





On peut distinguer quatre secteurs en Champagne :






  • Montagne de Reims : royaume des cépages noirs, cette partie comporte des sols crayeux en profondeurs.




  • Vallée de la Marne : sols argilo-calcaires particulièrement adaptés aux pinots.




  • Côte des Blancs : région de prédilection du chardonnay, sur des sols calcaires affleurants.




  • Côte des Bars : c’est la région de Bar-sur-Aube et Bar-sur-Seine. Sols à tendance marneuse adaptés aux pinots.





Climat





Le climat champenois est sous une double influence, océanique et continentale.






  • L’effet de la continentalité se caractérise par des risques de gelées en hiver et au printemps, ce qui peut occasionner des pertes de récolte par destruction des bourgeons, voire des ceps.




  • L’influence océanique apporte des températures généralement modérées, une répartition homogène des pluies sur l’année et une faible insolation. Cela signifie que la vigne reçoit un apport hydrique favorable, mais dispose d’une courte fenêtre de temps pour faire mûrir les raisins.





Cépages





On cultive trois cépages, le plus souvent utilisés pour élaborer des vins blancs.






  • Le chardonnay, cépage blanc réputé pour sa finesse, sa longévité, son affinité avec l’élevage. Il est dominant dans la Côte des Blancs et représente environ un tiers des surfaces plantées.




  • Le pinot noir, cépage noir dont la structure, les arômes et le caractère  apportent corps et puissance aux vins. Il est le cépage principal de la Montagne de Reims et de la Côte des Bar. Il représente près de 40% des plantations.




  • Le pinot meunier, cépage noir qui apporte fruité et rondeur mais ne convient pas aux longs vieillissements. Il est particulièrement adapté aux sols argileux de la Vallée de la Marne. Il représente environ un tiers des plantations.





La méthode champenoise





Elle sert de référence à de nombreux producteurs de vins de qualité dans le monde.





Pour produire un champagne, il faut d’abord produire un vin tranquille (sans bulle) qui servira de base. C’est ce vin, généralement un assemblage de plusieurs cépages et millésimes différents, qui sera à nouveau fermenté. Le gaz carbonique produit naturellement pendant cette seconde fermentation est à l’origine des bulles. Dans la bouteille fermée, le gaz carbonique est dissout dans le vin : l’effervescence apparaît lors de l’ouverture de la bouteille.





La seconde fermentation peut se passer en bouteille ou en cuve. Chacune des deux méthodes possède des avantages différents. Dans les régions spécialisées dans la production de vins effervescents, comme la Champagne, les producteurs utilisent généralement une méthode par prédilection.





Les étapes de la méthode champenoise






  • la prise de mousse :





On met en bouteille le vin de base auquel on ajoute la liqueur de tirage. Cette liqueur de tirage est un assemblage de sucre et de levures qui permet la refermentation du vin. Les bouteilles sont fermées, la fermentation se passe donc en milieu clos.






  • l’élevage sur lies en bouteille :





il dure au minimum 15 mois en Champagne. Une fois la seconde fermentation terminée, les levures, privées d’aliment, meurent et se déposent au fond de la bouteille. En se réduisant en poussières, elles libèrent des composés aromatiques qui apportent une complexité au vin. C’est l’autolyse des levures.






  • le dégorgement :





une fois l’élevage sur lies terminé, le dépôt des levures peut être retiré. Pour cela, on redresse les bouteilles sur pointe (le goulot) pour y rassembler le dépôt. Ce dépôt est ensuite gelé. La bouteille est ouverte et le glaçon est expulsé par pression du liquide.






  • le dosage :





l’espace libéré par le glaçon est remplacé par la liqueur d’expédition. Cette opération est appelée le dosage, car c’est à cette étape que l’on dose le vin avec du sucre, ce qui permet de déterminer son style.





Les dénominations en Champagne





Selon la teneur en sucre de la liqueur d’expédition, le vin portera une dénomination spécifique.





Extra-brut : entre 0 et 6 g/l





Brut nature : moins de 3 g/l





Brut : moins de 12 g/l





Extra-dry : de 12 à 17 g/l





Sec (ou dry) : de 17 à 32 g/l





Demi-sec : de 32 à 50 g/l





Doux : plus de 50 g/l





L’autolyse des levures





L’autolyse des levures est une étape importante, sur laquelle repose la complexité aromatique du vin final. Lorsque les levures ont fini de consommer le sucre disponible, elles meurent et se décomposent : c’est l’autolyse. Ceci permet aux composés aromatiques contenus dans les levures de se libérer dans le vin. Ce sont des notes de brioche, de noisette, d’amande ou de pâte à pâtisserie, par exemple.





Les catégories de Champagnes





Brut sans année : le type de champagne le plus courant, élaboré avec des cépages et millésimes différents et un dosage à moins de 15 g/l.





Millésimé : issu des vins d’un seul millésime, indiqué sur l’étiquette. Il doit être élevé sur lies pendant au moins 3 ans.





Blanc de blancs : issus de chardonnay uniquement





Blanc de noirs : issus de pinot noir et/ou meunier uniquement.





Les grandes cuvées de Champagne





La plupart des maisons de Champagne produisent une gamme comportant un brut non-millésimé, un rosé, un millésimé et/ou une grande cuvée. La grande cuvée représente le savoir-faire typique, par excellence, de sa maison. Le style est autant que possible reconnaissable et immuable. Ceci peut reposer sur un vignoble particulier, un élevage particulièrement soigneux ou un assemblage spécial.





La Champagne comporte 17 villages classés Grand Cru et 42 en Premier Cru, mais une grande cuvée ne repose pas obligatoirement sur une origine classée. La composition de la cuvée est une décision du producteur.





Il lui appartient cependant de garantir que cette cuvée est la meilleure qu’il puisse produire. Plusieurs critères sont récurrents en la matière :






  • la qualité des raisins, qui est généralement supérieure, avec une proportion de Grand Cru qui peut être plus importante ;




  • un assemblage plus précis, souvent en quantité plus restreinte ;




  • le temps d’élevage sur lies, généralement plus long.





La plupart des grandes cuvées sont millésimées, mais d’autres sont des assemblages de vins d’années différentes.





Les communes classées Grand Cru





17 communes sont historiquement classées en Grand Cru mais le classement n’a aujourd’hui plus cours officiellement. Seuls les vins dont l’intégralité des raisins provient de ces villages peuvent porter l’appellation « Grand Cru » sur l’étiquette.





Les communes sont :





- Côte des Blancs : Avize, Chouilly, Cramant, Le Mesnil-sur-Oger, Oger, Oiry





- Montagne de Reims : Ambonnay, Beaumont-sur-Vesles, Bouzy, Louvois, Mailly- Champagne, Puisieulx, Sillery, Tours-sur-Marne, Verzenay, Verzy.





- Vallée de la Marne : Aÿ





Illustration : photothèque personnelle.



Les arômes aussi ont une histoire : c'est le sujet de ce deuxième volet d'une série consacrée à l'histoire du goût du vin.





Les diamants sont peut-être éternels mais pas les arômes du vin





Chaque époque a son propre référentiel, qui exprime ses goûts et dégoûts. Une constante depuis le milieu du XVIIIème siècle, c’est que l’arôme se doit d’être subtil pour être considéré comme bon. Aujourd’hui encore, une odeur forte est associée à la saleté ou à la vulgarité. En revanche, les notes florales sont appréciées pour leur (prétendue) légèreté.





Pendant longtemps, les arômes n’ont servi qu’à évaluer l’état sanitaire du vin : on traque le « goût de pourri » ou le « goût de vinaigre », sans plus de détails. À partir du XIXème siècle, les négociants se servent aussi des arômes pour détecter les vins douteux, issus d’un coupage frauduleux.





À la même époque, commence une tradition d’œnophilie chez les gastronomes célèbres. Anthelme Brillat-Savarin (1755-1826) est l’un des premiers. Un peu plus tard viennent des plumes talentueuses telles que Colette (1873-1954), Curnonsky (1872-1956) ou Henry Clos Jouve (1908-1981). Pour parler des arômes, ils usent de métaphores et de termes poétiques qui expriment le mieux à leurs yeux la qualité ressentie.





Avec l’avènement de l’œnologie professionnelle, au milieu du XXème siècle, le temps vient de la description systématique des arômes appuyée sur des connaissances en chimie. Jules Chauvet, éminent œnologue considéré aujourd’hui comme le père des vins nature, a laissé de nombreux écrits où il nomme des arômes précis qu’il relie avec l’origine, le cépage ou la méthode de vinification.





Il y a des exceptions à la règle et il existe des arômes à la vie dure, quitte à changer en cours de route. Ainsi de la noisette : son nom a servi longtemps de terme passe-partout pour désigner quelque chose qui n’était ni fruité, ni floral, ni un défaut. En fait, nous savons maintenant qu’il est typique des lies naturelles.





Du ketchup dans le vin





Je me souviens que, dans mes premières années dans l’univers du vin, j’entendais des critiques français se moquer des arômes décrits par le critique Robert Jr. Parker. À l’époque, le Grand Bob faisait la pluie et le beau temps en distribuant des notes sur 100 dans son Wine Advocate. Et le tout-puissant Américain n’hésitait pas à dire qu’il trouvait des notes de ketchup dans les meilleurs vins du Bordelais. Shocking !





Nommer les arômes dépend aussi de votre référentiel. C’est pour cela qu’il y a une influence de la culture et de l’éducation au goût que chacun a reçue.





Je n’ai jamais eu l’occasion de rencontrer Robert Jr. Parker et de lui demander ce qu’il voyait de commun entre un vin et du ketchup. Mais je suis sûre d’une chose : quand on déguste beaucoup, on finit par se construire une vaste bibliothèque d’arômes, qui peut surprendre parfois, mais qui n’en demeure pas moins efficace.





Émotion et perception, les raisons de l’évolution





Dans Bleu : histoire d’une couleur, l’historien Michel Pastoureau nous apprend qu’en Grèce antique, le bleu est absent de la culture et même de la langue : il n’existe pas de terme pour désigner cette couleur, alors qu’elle est omniprésente dans le ciel et la mer. Zeus aurait-il, dans un moment de colère, rendu les Grecs aveugles au bleu ? Pour une fois, le roi de l’Olympe n’y est pour rien. C’est que cette couleur ne signifie rien pour les Grecs, si bien qu’ils la voient sans la remarquer. Il en va de même pour les arômes : nous ne leur attribuons pas à tous la même valeur.





Il y a ainsi des arômes jugés agréables ou désagréables et la limite entre les deux varie d’une personne à une autre. Le vin jaune du Jura exhale un arôme de noix verte qui rebute certains, même parmi les connaisseurs, et enchante d’autres. Même certains défauts œnologiques peuvent être appréciés ! Avec son roman Le Parfum, Patrick Süskind nous avait bien prévenus : les odeurs ont sur les êtres humains un pouvoir contre lequel ils ne peuvent rien. Un arôme est un puissant vecteur d’émotion



Reims est à l'honneur sur France Bleu dans l'émission de Nathalie Helal, L'étape gourmande.





Retrouvez l'émission en podcast sur le site de la station : https://www.francebleu.fr/emissions/l-etape-gourmande/les-charmes-patrimoniaux-et-gastronomiques-de-reims-2136730





D'origine gallo-romaine, les crayères de Reims sont uniques au monde, avec leur réseau souterrain représentant au total des kilomètres entiers de galeries creusées dans la craie. Les conditions de température et d'humidité sont parfaites pour la longue maturation des vins.





Cette maturation fait partie de la méthode champenoise, dont les fondements ont été établis par Dom Pérignon. Exact contemporain de Louis XIV, cet abbé de Hautvillers, dans la Marne, a compris l'importance de la fermentation en bouteille pour conserver l'effervescence naturelle des vins. Contrairement à une idée reçue, il n'a pas inventé la méthode champenoise, l'effervescence étant un phénomène naturel, mais il a permis de mettre au point une méthode pour la rendre agréable dans les vins.





C'est la naissance d'un vin mythique auquel le cinéma accorde une large place dès ses débuts. En 1913, Georges Méliès fait apparaître pour la première fois un flacon de Champagne dans l'un de ses films, Barbe Bleue. Du gag du saute-bouchon à la scène de séduction, le champagne est l'hôte de nombreux chefs d'oeuvre du septième art.





Illustration : crayères de la maison Ruinart à Reims. Photothèque personnels. Droits réservés.



Samedi 2 septembre 2023, la traditionnelle et incontournable braderie de Lille bat son plein et l'émission "L'étape gourmande" de France Bleu est en direct depuis la capitale des Flandres françaises.





Avec Nathalie Helal, nous avons évoqué la bière, boisson emblématique de la région des Hauts-de-France.





On pourrait penser que les micro-brasseries sont une tendance récente. Il n'en est rien : en fait, dans le Nord, avant l'ère industrielle qui voit le jour au XIXème siècle, toutes les brasseries sont artisanales et mêmes familiales.





La région est parsemée de petites brasseries, à la ville comme à la campagne. Avec les levures restant après la fermentation de la bière, on fabrique même du pain. Un brasseur est donc aussi, le plus souvent, un boulanger. Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme.





La bière est aussi un ingrédient culinaire à part entière dans la gastronomie du Nord, décliné dans des recettes salées mais aussi sucrées. La pâte à crêpe additionnée d'une larme de bière prend une nouvelle dimension. Et que dire de l'étonnante glace à la bière ambrée !





Cette émission est aussi le moment de découvrir des grands noms de la gastronomie régionale. Thierry Landron, président de la maison Méert, au cœur du vieux Lille, nous parle de ses mythiques gaufrettes, dont la recette est tenue au secret ... dans un coffre-fort.





Le chef Ismail Guerre-Genton, chef du restaurant Empreinte à Lambersart, évoque ses recettes très végétales et surprenantes, sur base de produits locaux.





Véronique Guermonprez raconte comment elle est venue au métier de céramiste. Sa production de céramiques utilitaires séduit de nombreux chefs de la région.





Les amateurs de frites seront comblés par le concours international de la frite qui se tiendra à Arras le 7 octobre 2023. En catégorie amateur ou professionnel, ou encore "sauce frite", les candidats, venus du monde entier, auront à convaincre un exigeant jury !





Le podcast de l'émission est à retrouver sur le site de la station : https://www.radiofrance.fr/francebleu/podcasts/l-etape-gourmande/braderie-de-lille-frites-excellence-gastronomique-et-bieres-de-brasserie-8568729